vendredi 23 avril 2010

futur des E

Mandat # 5: Jean-Pierre Mabushi.

Dans 10-15 ans, j’espère que le thème " les externalités environnementales" aura beaucoup évolué et que la prise en compte des dommages à l’environnement ne sera plus vue comme une exception ou un effort que "beaucoup d’autres" ne font pas encore. Par là, je veux juste exprimer mon souhait que d’ici quelques années, que les coûts environnementaux soient considérés comme des coûts "normaux" comme tout autre coût. La société a beaucoup évolué depuis quelques années. En effet, avec le réchauffement climatique, la pollution, le pouvoir de plus en plu important des groupes de pression comme Greenpeace, etc. une prise de conscience collective s’est opérée dans les populations à travers le monde. Aujourd’hui, la majorité des acteurs économiques ne peuvent plus nier la pertinence de l’internalisation des externalités. Ils pourront peut-être ne pas procéder à cette internalisation mais son caractère incontournable ne peut plus faire l’objet de discussion. En effet, il n’y aura pas de retour en arrière, je peux me risquer de l’affirmer. Les risques sur la survie de l’espèce humaine dans un environnement sain sont devenus trop importants pour être ignorés ! A mon avis donc, le processus prendra plus de temps car les mentalités changent lentement, mais il est irréversible. Par exemple, les grosses voitures énergivores type américain seront un souvenir dans une dizaine d’années ! Bien que les entreprises puissent chercher à ralentir le processus, elles ne pourront plus le stopper car les autres parties prenantes, dont la clientèle, ne sont pas prêtes de l’accepter ! Par ailleurs, les entreprises qui font de la résistance se rendront compte des bienfaits à long terme de l’internalisation des externalités. Malheureusement, tout ce qui n’a pas un effet immédiat ne semblent pas intéresser du monde ! Toutefois, l’internalisation des externalités est un problème qui va au-delà des entreprises. Celles-ci ne pourront pas le faire seules. Cela exige des décisions sur le plan de la politique internationale. En effet, la ratification des accords internationaux sur les gaz à effet de serre par exemple(Kyoto) ou sur le commerce des déchets toxiques (Accords de Bâle) est essentielle à l’internalisation des externalités. Cela prendra donc une réponse globale à cette question des externalités. Ce n’est pas un bon exemple quand des pays parmi les principaux pollueurs comme le Canda et les Etats-Unis refusent de ratifier les accords de Kyoto. La non ratification signifie tout simplement que les entreprises implantées dans ces pays n’ont aucune obligation de respecter l’environnement. Toutefois, je dois signaler que les plus gros efforts devront être faits par les pays riches car ce sont les principaux pollueurs…et ils sont en même temps les plus susceptibles d’influencer les décisions sur le plan international !!

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