vendredi 19 février 2010

Les externalités : concept et définition



Une définition des externalités que je trouve assez « consensuelle » est : Situation économique dans laquelle l'acte de consommation, ou de production, d'un agent influe positivement ou négativement sur la situation d'un autre agent non impliqué dans l'action. Le premier n’a pas à supporter le coût, ou ne reçoit pas de compensation de l’agent non impliqué, pour les dommages ou bénéfices engendrés et vice-versa. Cette définition est plus ou moins proche de celle que vous trouverez sur Wikipédia.

Le geste de A peut donc avoir des conséquences indirectes sur B, sans qu’il y ait la moindre contrepartie (financière ou autre). Un exemple d’externalité est celui où un agriculteur traite ses céréales avec des pesticides. Ces derniers s’introduisent dans le sol et les nappes d’eau souterraines. Celles-ci sont exploitées par la municipalité pour fournir de l’eau à ses citoyens. L’eau, néanmoins potable, provoque des irritations chez les plus jeunes ou encore des complications pour certaines personnes. L’agriculteur, selon la législation toutefois, n’a pas à être inquiété. Aucune compensation ne lui sera demandée pour « sa nuisance ». Dans le meilleur des cas, la municipalité mettra en place des systèmes de contrôle, des systèmes de filtrage, une campagne de sensibilisation pour ses concitoyens…dont le coût sera supporté par eux (la communauté) via différents impôts.

Étant un peu sadomaso (Et oui !) je pousse le raisonnement plus loin : l’agriculteur, s’il habite lui-même la municipalité, paiera sans doute d’une façon ou d’une autre les mesures prises par cette dernière…mais en tant que citoyen, pas en tant qu’agriculteur. Et puis les braves habitants de cette jolie et tranquille petite ville ne lui ont rien demandé ! Il nous casse les pieds avec ses pesticides celui-là ! Qu’on le pende ce pollueur par Toutatis ! Cela dit en passant, si vous connaissez la Bande Dessinée « Astérix », il faut que vous sachiez que son village, le dernier qui résiste aux Romains, est situé pas loin de chez moi, en Bretagne (si si je vous jure !). Hum…enfin bref. D’un autre côté, les braves habitants de la jolie et paisible petite commune n’ont pas l’intention d’acheter du maïs trop vite périssable. Après tout, qu’il continue de diffuser ses pesticides notre bon agriculteur. C’est quand même lui qui nous donne à manger !

Cher lecteur, maintenant que tu sais qu’il me manque une case, où veux-je en venir ? Il existe des externalités dont le coût n’est pas pris en charge par l’agent qui en est responsable (l’agriculteur), mais qui touchent un ou plusieurs autres agents (la municipalité, plus largement la communauté). Dans notre exemple, la communauté paye. Ce n’est pas toujours le cas.

De plus, une externalité peut-être négative (pollution d’une rivière par une usine), comme positive (vaccination d’une personne profitant à son entourage). Dans notre exemple, l’externalité est négative (eau du robinet de mauvaise qualité). L’agriculteur fournit certes des céréales comestibles à ses clients ; mais le coût de l’usage des pesticides sur son environnement n’est pas pris en compte.

On peut résumer les propos précédents par ce schéma (source Wikipédia) :


La littérature sur le sujet fait référence à une multitude d'externalités : les externalités techniques, pécuniaires, technologiques pour n'en citer que quelques-unes. Visitez le site de Wikipédia pour obtenir plus d'information à ce sujet. Ce qui nous intéresse dans le cas présent (le but de ce blog) est de faire le parallèle entre la comptabilité de management et l'externalité environnementale (tout simplement l'environnement). Notre ami Greg se fera un plaisir de vous parler plus en détails de l'environnement et notre grand Jean-Pierre de l'actualité sur le sujet.


jeudi 18 février 2010

Qu’est c’est ça une externalité environnementale ?!


Étant donné que mon collègue gaulois a campé les bases de ce qu’est une externalité, nous n’allons pas y revenir. Nous allons plutôt nous concentrer sur un sujet d’ordre plus spécifique à savoir les externalités environnementales. À la première lecture, les ¾ de la population vont dire « qu’est c’est ça ? ».Et là je reprendrais, en grand sage que je suis, les écrits de mon cher ami R. Stiglitz qui sont : « les coûts et les avantages d'une transaction non pris en compte lors d'une transaction de marché ». La pollution en général est un exemple on ne peut plus concret d’externalité négative. Un phénomène qui lie le domaine environnemental avec le domaine économique. Pourtant ces deux facteurs sont opposés. De fait, un des concepts fondamentaux de l’économie est la rareté. Or la pollution est un problème dû à son abondance ! Mais qu’est-ce que la pollution me direz-vous ? La pollution est un fait dont tout le monde pourrait donner une définition qui s’apparente mais n’est pas pour autant la même. En un mot toutefois, nous pouvons la définir comme la dégradation d'un biotope par l'introduction, généralement humaine, de substances ou de radiations entraînant une perturbation plus ou moins importante de l'écosystème[1].

Afin de parer à celle-ci, le législateur a mis en place un cadre réglementant les actions de l’homme sur l’environnement. Quelle belle idée me direz-vous ! Et je l’avoue, ce n’est pas moi qui vous contredirais ! Mais lorsque vient le temps de la quantifier et de la comptabiliser, le flou commence à pointer le bout de son nez. Surtout lorsque nous parlons d’externalités environnementales positives ou négatives. De fait, de par son caractère indirect, la majorité des gens est moins portée sur la question. Un jour, le grand sage Henri nous dis « lorsque tu appuies sur le piton de ton démarreur à distance pour faire dégeler ton windschield, sais-tu que c’est une action qui n’est pas grave pour le p’tit gars qui fait le geste, mais qui en fait est une externalité due à son impact sur l’environnement par la pollution de l’air qui devra un jour ou l’autre être supporté par un autre agent ?». C’est justement avec ce laïus que nous allons développer la suite de notre argumentaire. Et de fait, de quelle façon allons-nous pouvoir calculer la pollution engendrée par les 10 minutes moteur du p’tit gars qui tourne dans le vide ? D'ailleurs, c’est la même question que nous pouvons transposer à l’ensemble des secteurs industriels, étant donné que le but ultime de la comptabilisation est de pouvoir mettre un chiffre sur un fait. Cela afin de pourvoir l’inclure dans les états financiers. Ces derniers reflétant ainsi la réalité des actes posés par l’entreprise.

Dans ce cas-ci, nous parlerons t’internaliser les externalités environnementales. Oups ! Je suis sur qu’à la lecture de la dernière partie, je viens de perdre la moitié des lecteurs… « Internaliser » une externalité négative signifierait, pour une entreprise, qu’elle devra prendre en compte dans ses calculs d’opportunité les coûts associés à la dépollution ou à la dégradation de l’environnement. Et pour ceux qui sont plus visuels, j’en remets une couche avec un schéma basé sur l’équilibre de PARETO :





Dès lors, l’objectif de la régulation environnementale est d'internaliser les coûts provoqués par la pollution dans le prix du produit. Ainsi, les consommateurs ont tendance à acheter une quantité plus faible du produit incriminé qui est plus cher. De fait, les entreprises sont censées moins en produire car elles en tirent moins de bénéfices. Il faut avouer que sur le papier c’est beau…mais la réalité est toute autre. Nous sommes dans une ère de surconsommation dans l’ensemble des secteurs. Même l’amour est fortement touché ! Nous voulons tout, tout de suite ! Et cela à un prix modique. Ce cher Monsieur Pareto nous dit que nous, consommateurs, sommes prêts à payer plus en sachant que le produit prend en compte l’ensemble des externalités environnementales. Ce qui, dans le même temps, fera diminuer la demande, donc la production et, de fil en aiguille, la pollution directe et indirecte. Allez dire à la petite madame du coin que son kilo de banane va lui couter 6 $ parce que l’entreprise a pris en compte l’ensemble des coûts incluant ceux sur l’environnement. Je suis sûr qu’elle va se dire « Koudonc, va arrêter d’acheter des bananes et va prendre des pommes de l’île d’Orléans ».

En extrapolant, cet acte va avoir un effet direct sur la consommation de bananes et les externalités sociales dues aux manques de retombées économiques dans les pays producteurs de ce doux fruit. Nous pouvons encore extrapoler davantage. Si le coût des bananes augmente, celui des pommes augmentera lui aussi. Ce qui va faire diminuer leur consommation et ainsi augmenter le nombre de personnes sous vitaminés, ce qui influera sur le nombre croissant de malades qui seront assumés par le système de soin de santé. Ces coûts seront des externalités négatives dues à l’augmentation des prix, qui eux-mêmes seront influencés par la prise en compte des futures externalités environnementales des systèmes de production. Après avoir lu les quelques lignes du dessus, vous me direz, mais il est malade ! Et je répondrai « enfin quelqu’un qui m’a mis à jour !».

Le message que j’ai voulu faire passer par ma petite mise en situation est le suivant : dans notre système tout est tellement inter-relié que dès qu’il y a un petit changement dans un secteur, l’ensemble de l’économie peut être gravement touché. D’ailleurs cette démonstration peut-être entérinée par la crise de 2008. Quel est le lien entre le secteur bancaire et le gars qui vend des noix de coco ? De prime à bord il n’y en pas. Pourtant, l’ensemble des secteurs a été touché de plein fouet. Dès lors, tout changement doit être pris avec prudence. Y compris lorsqu’on parle « d’externalité environnementale » avec pour but de les « internaliser ». Les prendre en compte tout simplement. De toute façon, avant de pouvoir les comptabiliser il faudrait avant tout pouvoir les quantifier. Là est toute la difficulté.

De fait, les externalités sont un véritable casse-tête lorsqu’ arrive le moment de les quantifier pour les comptables. Cela est dû en partie à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, mais aussi au caractère souvent immatériel de chaque externalité. Afin de pouvoir étayer nos connaissances et notre compréhension, nous allons prendre comme exemple le rejet dans l’air de polluants, et tout particulièrement de carbone. La façon de calculer les rejets à l’air est assez simpliste : il suffit de calculer le volume émis par l’entreprise et la dispersion atmosphérique ainsi que leurs impacts. Par la suite, on calcule la valeur monétaire des effets. Jusqu’ici cela à l’air cohérent.

Pourtant, c’est à cet instant précis que nous pouvons commencer à remettre en question l’ensemble d’un tel fonctionnement. Premièrement, je me suis toujours demandé comment des entreprises et des états arrivent à calculer le nombre d’émissions de CO2 rejeté dans l’atmosphère aussi précisément qu’ils ne le font. Il est vrai que quelques milliers de tonnes en plus ou en moins, sur plusieurs centaines de millions, ne changeront pas notre mutation future en 3e œil mais tout de même. Deuxièmement, comment peut-on donner une valeur monétaire à de l’air qui n’appartient à personne tout en songeant que tout ce qui se négocie à un prix. Je ne me vois pas encore aller chez Métro demander un litre d’air contenant du CO2 à très haute concentration. Cela dit, avec l’ouverture du marché climatique de Montréal cela devrait être plus facile étant donné qu’il transige les contrats relatifs aux émissions de polluants atmosphériques et de GES (Gaz à Effets de Serre). Mais encore ici ma grand-mère dirait « Greg, ils sont fous, on transige n’importe quoi, où est le bon vieux temps !». J’acquiesce : où allons nous nous arrêter ? Cela équivaudrait à donner une valeur monétaire une vie. Ici le postulat serait : « Je te donne de fric, tu me donnes le droit de polluer ».

D’ailleurs, en 2004, les normes IFRS ont normalisé la comptabilisation des droits d’émissions, mais ceux-ci, comme par hasard, ont été retirés en 2005 suite aux pressions externes. Ces dernières ne doivent venir que des entreprises multinationales ainsi que des plus grands états pollueurs ! Arrivés ici nous pouvons déjà voir l’ampleur de la réalité. Attardons-nous un instant sur l’idée que même si les entreprises arrivent à quantifier et monnayer les rejets de CO2, quand est-il des dommages collatéraux ? Parce qu’une telle « externalité » crée bel et bien un dommage sur la population. De fait, les retombés des nuisances s’effectueront sur des périodes plus ou moins longues ce qui, rien que du point de vue financier, est déjà irréaliste en sachant qu’un dollar aujourd’hui ne vaut pas un dollar demain. De plus, la santé des gens sur le moyen ou long terme sera affectée et engendrera des frais médicaux, soit assumés par l’Etat, soit par les assurances qui de toute façon se rétribueront sur des cotisations (l’Etat par l’impôt ou le déficit).

Mais là ne s’arrête pas la démonstration, une population en moins bonne santé produit moins et consomme moins. Cela aura un impact sur l’économie. Dès lors, dans le calcul monétaire du rejet des GES, tous ces paramètres sont-ils pris en compte ? Cela dit, certaines langues me diront : « pourquoi les calculer étant donné que du point de vue macroéconomique l’ensemble mondial s’équilibrera part l’entremise de ladite pollution ? ».Pas fort…mais pas con non plus comme réflexion. Cette dernière sera très prochainement débattue par nos soins.

Tout ce qu’il faut retenir de tout ceci c’est que les externalités, en matière d’environnement, sont loin d’être uniquement bilatérales : elles concernent souvent des biens publics et ont alors des impacts sur de multiples parties. Aussi, l’intervention de l’État est nécessaire afin d’introduire, au sein des décisions des entreprises, la prise en compte des problèmes environnementaux auxquels elles contribuent par l’entremise de réglementations. Et cela, en espérant qu’elles soient suivies.


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution

mercredi 17 février 2010

Les entreprises : au cœur du débat !

Olala…externalités…environnement…négative…pfff compliqué tout ça ! Tu es peut-être un petit peu perdu cher lecteur ? Pas de panique ! Ces différents termes nous ne les avons que repris de l’actualité. Vous n’y avez peut-être pas prêté attention en écoutant les informations ou en lisant la presse mais ces termes sont au cœur du débat actuel : le développement durable. Quoi ?! Tu n’as jamais entendu parler de développement durable ? Euh…disons que…bah en fait on ne pas grand chose pour toi ! Que nenni ! Nous sommes sûrs que tout le monde en a déjà entendu parler. Si ce n’est pas le cas, rassures toi ami lecteur, notre blog t’apprendra plein de choses à ce sujet ! D’ailleurs tu as déjà dû apprendre beaucoup.

L’actualité donc… Le sommet de Copenhague, après celui de Kyoto il y a quelques années ; la relance du nucléaire aux Etats-Unis, où le président veut rendre le pays moins dépendant au pétrole et réduire les émissions polluantes du premier pollueur mondial ; grenelle de l’environnement en France ; l’engagement pour 185 millions d’euros du gouvernement fédéral mexicain pour lutter contre le réchauffement climatique ; le gouvernement québécois qui fait face au dilemme des sables bitumeux en Alberta : en faire profiter les entreprises québécoises ou s’opposer à leur exploitation pour préserver l’environnement ? L’environnement est un sujet de choix pour les journalistes car la société, dans son ensemble, commence (seulement ?) à prendre conscience de ses actes.

Les entreprises ne sont pas exemptes du débat : les consommateurs sont de plus en plus des consommateurs « responsables » et veulent des produits ou services plus « éco-friendly » ; les pouvoirs publics se font de plus en plus incisifs concernant la protection de l’environnement et veulent connaître les moyens que ces dernières mettent en place en ce sens ; de plus en plus de salariés acceptent difficilement de travailler pour des entreprises « négligentes » et veulent un engagement de celles-ci en ce qui à trait à l’environnement.

Aie…aie…aie nous avons déjà du mal avec nos coûts mais là on va galérer ! Pas forcément… Certaines entreprises s’en sortent très bien, d’autres ont su en tirer profit. Pour certaines il reste en revanche beaucoup de chemin à parcourir. Quels problèmes, solutions, avantages, inconvénients, atouts cela apporte « d’internaliser » les externalités ? Quel rôle la comptabilité de management peut jouer dans ce qui, de plus en plus, fera partie intégrante du quotidien des organisations ?

La majorité des entreprises n’a pas encore internalisée les externalités. Autrement dit, elles prennent des mesures, la décontamination par exemple, lorsque les dommages ont déjà été faits. Cette approche est de plus en plus difficile à maintenir car la pression des parties prenantes est de plus en plus forte et les dommages, surtout sur les humains, sont parfois difficiles voir impossible à réparer. Elles exigent plus d’effort de la part des entreprises. Celles-ci doivent donc intégrer le problème environnemental et les coûts afférents dans leurs processus d’affaire : budget, comptabilité, recherche & développement, etc. Le fait d’internaliser les externalités fera donc que les entreprises devront, par exemple, intégrer dans leurs coûts de production prévisionnels les coûts environnementaux. Cela va avoir un impact sur les performances des entreprises en augmentant les coûts des biens et services produits.

Au lieu que la responsabilité de l’entreprise s’arrête une fois que le bien ou le service est rendu au client, les performances du produit seront évaluées sur son cycle de vie incluant la période d’utilisation par le client et la disposition éventuelle du produit (recyclage par exemple ou retour au producteur). Il s’agit donc d’une approche radicalement différente de celle qui consiste à réparer les dommages. En effet, les entreprises réparent les dommages ou paient des indemnités s’il y a poursuite. Sinon, aucune action n’est menée. Pourtant, l’absence de plainte ne signifie pas absence de dommages. L’internalisation des externalités est déjà une réalité dans certains organismes. Les projets financés par la banque mondiale par exemple incluent souvent un volet environnement dans l’évaluation préliminaire de ces projets.

Le fait de tenir compte des coûts environnementaux va dans le court terme augmenter les coûts et réduire les profits des entreprises, à moins d’augmenter les prix de vente. Toutefois, les performances devraient augmenter dans le long terme une fois que ces coûts sont mieux maitrisés. Par ailleurs, le temps où le prix était le seul critère pertinent dans la décision d’achat, dans l’hypothèse de produits de qualités similaires, est révolu. Aujourd’hui, le client cherche à savoir dans quelles conditions le produit a été fabriqué. Il n’y donc pas que l’aspect monétaire dans la décision des consommateurs. Saviez-vous par exemple que dans un passé récent, les ballons de soccer utilisés dans les grands tournois internationaux étaient fabriqués par des enfants, quelque part en Asie, en violation des lois internationales sur le travail des enfants ? Les ballons avaient un rapport qualité/prix excellent et se vendaient très bien. Pourtant, sous la pression des parties prenantes, ces ballons ont été boycottés par tous les organisateurs de tournois. Le coût social de ne pas internaliser les externalités est donc très élevé et peut conduire tout simplement à la faillite.

Les entreprises n’ont donc pas le choix. L’internalisation aura aussi un impact sur l’évaluation des performances des entreprises ainsi que leurs structures organisationnelles. Les critères de performances ne seront plus seulement monétaires mais devront inclure aussi l’aspect environnemental des biens et services.