Une définition des externalités que je trouve assez « consensuelle » est : Situation économique dans laquelle l'acte de consommation, ou de production, d'un agent influe positivement ou négativement sur la situation d'un autre agent non impliqué dans l'action. Le premier n’a pas à supporter le coût, ou ne reçoit pas de compensation de l’agent non impliqué, pour les dommages ou bénéfices engendrés et vice-versa. Cette définition est plus ou moins proche de celle que vous trouverez sur Wikipédia.
Le geste de A peut donc avoir des conséquences indirectes sur B, sans qu’il y ait la moindre contrepartie (financière ou autre). Un exemple d’externalité est celui où un agriculteur traite ses céréales avec des pesticides. Ces derniers s’introduisent dans le sol et les nappes d’eau souterraines. Celles-ci sont exploitées par la municipalité pour fournir de l’eau à ses citoyens. L’eau, néanmoins potable, provoque des irritations chez les plus jeunes ou encore des complications pour certaines personnes. L’agriculteur, selon la législation toutefois, n’a pas à être inquiété. Aucune compensation ne lui sera demandée pour « sa nuisance ». Dans le meilleur des cas, la municipalité mettra en place des systèmes de contrôle, des systèmes de filtrage, une campagne de sensibilisation pour ses concitoyens…dont le coût sera supporté par eux (la communauté) via différents impôts.
Étant un peu sadomaso (Et oui !) je pousse le raisonnement plus loin : l’agriculteur, s’il habite lui-même la municipalité, paiera sans doute d’une façon ou d’une autre les mesures prises par cette dernière…mais en tant que citoyen, pas en tant qu’agriculteur. Et puis les braves habitants de cette jolie et tranquille petite ville ne lui ont rien demandé ! Il nous casse les pieds avec ses pesticides celui-là ! Qu’on le pende ce pollueur par Toutatis ! Cela dit en passant, si vous connaissez la Bande Dessinée « Astérix », il faut que vous sachiez que son village, le dernier qui résiste aux Romains, est situé pas loin de chez moi, en Bretagne (si si je vous jure !). Hum…enfin bref. D’un autre côté, les braves habitants de la jolie et paisible petite commune n’ont pas l’intention d’acheter du maïs trop vite périssable. Après tout, qu’il continue de diffuser ses pesticides notre bon agriculteur. C’est quand même lui qui nous donne à manger !
Cher lecteur, maintenant que tu sais qu’il me manque une case, où veux-je en venir ? Il existe des externalités dont le coût n’est pas pris en charge par l’agent qui en est responsable (l’agriculteur), mais qui touchent un ou plusieurs autres agents (la municipalité, plus largement la communauté). Dans notre exemple, la communauté paye.
De plus, une externalité peut-être négative (pollution d’une rivière par une usine), comme positive (vaccination d’une personne profitant à son entourage). Dans notre exemple, l’externalité est négative (eau du robinet de mauvaise qualité). L’agriculteur fournit certes des céréales comestibles à ses clients ; mais le coût de l’usage des pesticides sur son environnement n’est pas pris en compte.
On peut résumer les propos précédents par ce schéma (source Wikipédia) :
La littérature sur le sujet fait référence à une multitude d'externalités : les externalités techniques, pécuniaires, technologiques pour n'en citer que quelques-unes. Visitez le site de Wikipédia pour obtenir plus d'information à ce sujet. Ce qui nous intéresse dans le cas présent (le but de ce blog) est de faire le parallèle entre la comptabilité de management et l'externalité environnementale (tout simplement l'environnement). Notre ami Greg se fera un plaisir de vous parler plus en détails de l'environnement et notre grand Jean-Pierre de l'actualité sur le sujet.

Bonjour,
RépondreSupprimerJe souhaite faire un commentaire sur un aspect spécifique de l’externalité environnementale. Le site de wikipedia que vous nous proposez de visiter propose une liste d’actions possibles pour remédier aux problèmes d’externalités environnementales négatives. La solution qui a le plus retenue mon attention est le « laissez-faire ».
Cette solution, comme le dit wikipédia, n’est pas aussi idiote qu’elle ne le parait. Elle consiste à comparer les désagréments des uns et le bien commun de toute la société. Cependant, le problème qui se pose dans ce cas (et qui se posent d’ailleurs pour toutes les autres solutions), est comment peut on mesurer les effets positifs et négatifs de l’externalité ? En effet, comment peut on comparer des notions qui n’ont aucun rapport les uns avec les autres, d’un côté on compare les performances économiques et de l’autre côté l’atteinte à la santé des êtres vivants ? Quelle « Valeur » peut-on accorder à la santé, à la vie des êtres vivants ou à la biodiversité ?
Le défi des externalités environnementales est donc de chiffrer les gains et les coûts induits par l’externalité afin de prendre une décision sur les solutions à mettre en place, sachant qu’on ne dispose pas d’outils permettant une telle mesure. Peut être que la solution résiderait dans l’introduction d’un système qui ne prend pas en compte les critères économiques. Si on prend votre exemple de l’agriculteur et des habitants, on peut demander à ces derniers dans quelle mesure ils préféreraient bénéficier des avantages de l’agriculteur (maïs moins périssable !) ou de bénéficier d’une eau non polluée. Mais là encore, ce genre de système est complexe et difficile à interpréter.
Bonne journée
Sofia El ghordaf
Oui en effet, chiffrer la valeur et les coûts des externalités n'est pas chose facile. D'ailleurs, le problème que tu soulignes montre à quel point cela échappe aux organisations. Comment peuvent-elles faire pour chiffrer tout cela ? A notre avis, la politique y a un grand rôle à jouer car elle est plus à même d'inciter le débat entre TOUS les acteurs. Pas seulement les organisations.
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