Ami lecteur assidu de notre blogue, comme tu as pu très certainement le déduire par les lectures réalisées sur notre site, les externalités rentrent en jeux dans le triptyque de l’économie durable contenant les 3 pôles suivant : l’environnement, l’économie et le social. D’ailleurs, les synonymes d’externalité les plus souvent utilisés sont le coût externe ou encore coût social, ce qui met en lien l’aspect durable dans les actions réalisées au sein des organisations.
Mais Greg, « Comment peut-on faire pour avoir une idée générale de ce que réalise une organisation au sein de ses murs pour palier aux effets néfastes pouvant touchant ce triptyque si fragile ? ». Je répondrais tout d’abord qu’en théorie le développement durable sous entend être le point d’équilibre de ces 3 acteurs mis en commun. Mais il ne faut pas se leurrer, le pôle qui se taille la part du lion reste et restera encore bien longtemps celui de l’économie. J’entends déjà les mauvaises langues dire « mais quelle vision négative de la situation, les gens et les entreprises peuvent changer ! ». À ce discours, je rétorquerais en leur demandant si elles seraient d’accord de donner une partie de leur fortune, aussi maigre soit-elle, à une association caritative ou à son voisin par pure charité? La réponse la moins hypocrite serait non, cette petite question démontre l’importance du lien entre les humains (vous en l’occurrence, mais pas moins bien sur) et l’aspect économique qui peut toucher n’importe quelles transactions.
Enfin, cessons toute diatribe, pour revenir à nos moutons et vous dire qu’il existe depuis une dizaine d’années un guide sur la comptabilisation et la divulgation d’informations sur le développement durable, nommé GRI pour Global Reporting Information. Celui-ci essaye de reprendre l’ensemble des différents facteurs pouvant influencer positivement comme négativement le développement durable. Le GRI s’oriente sur les 3 grands thèmes de notre triptyque ayant chacun leurs propres indicateurs. Dans le cadre de notre blogue, ce sont les indicateurs du pôle environnemental qui seront pertinents dans le développement de notre sujet. De fait, afin de pouvoir évaluer et estimer des coûts externes, il faut préalablement pouvoir les distinguer pour ensuite les quantifier. À cette fin, il serait apprécié d’avoir un système qui nous aiguillerait sur l’impact que chaque entreprise peut avoir sur l’environnement dans le cours de ses activités courantes de fonctionnement. Mais comme des prédécesseurs ont eu la même idée que moi, ils ont créés la norme ISO 1400 offrant ainsi un cadre de référence général favorisant l’implantation d’un système de management de l’environnement (SME). Si vous avez directement fait défiler votre souris sur mon article, je vous conseillerais, afin d’avoir de plus amples informations sur ce qu’est le SME et ses enjeux, de lire le fabuleux article de mon confrère Jean-Pierre ! En espérant que vous avez les idées un peu plus claires, nous pouvons continuer en précisant que les SME utilisent des indicateurs financiers et non financiers afin de pouvoir essayer d’évaluer et estimer les coûts externes environnementaux. Et c’est à cet instant précis que mon grand Jéjé a dû vous éclairer sur les quelques techniques disponibles sur le « marché » qui essayent de supporter la dure tâche du pauvre comptable que nous sommes tous !
Après toutes ces étapes, on peut enfin intégrer les données recueillies par l’entremise de ces systèmes dans un rapport regroupant les divers indicateurs des 3 pôles donnant ainsi, une idée un peu plus précise, même si contestable, de l’impact de l’entreprise sur le développement durable. Contestable me direz-vous ? Oui parce que la validité et la pertinence du GRI peuvent être remises en cause sur plusieurs points. Tout d'abord, la comparaison ne peut être réellement effectuée de par le choix des indicateurs de performance, la mesure des éléments non mesurables et non spécifiques, la comparaison des mesures non comparables. De plus, comme ce rapport est très souvent réalisé dans les grandes entreprises de production à des fins marketing, l’information n’est pas toujours complète. En effet, celle-ci laisse libre cours à l’interprétation du lecteur, situation à mon avis voulue par l’entreprise elle-même, noyant ainsi le poisson dans un océan de réalisations positives de la part de l’entreprise sur l’environnement direct ; se donnant peut être un sentiment de déculpabilisation.
Le choix dans cet article du GRI n’est pas anodin. J’ai voulu montrer les multiples étapes et difficultés qu’il y a dès que l’on parle d’environnement dans sa globalité tout en intégrant dès lors, le concept d’externalités. Cela soulève un coin du voile sur la complexité des systèmes pouvant intégrer ces chers coûts sociaux même si parfois le résultat escompté n’est pas au rendez-vous !
En conclusion, je reprendrais les paroles citées par Neil Armstrong : « Ceci est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité ». Et de fait, si certaines personnes critiquent la pertinence de l’utilisation du GRI, même s’il est vrai que certains points ont été soulevés, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle façon de voir les choses permet de lancer le débat sur les nouveaux défis qui nous attendent dans le futur ? L’inactivité n’est-elle pas plus néfaste qu’un essai imparfait ? Mais ne restons pas dupe, la priorité de l’adoption au sein des entreprises du GRI est souvent de nature économique, favorisant très souvent non pas le développement durable, mais bien la durabilité des bénéfices, vœux le plus pieux des très chers Dieux actionnaires !
Mais Greg, « Comment peut-on faire pour avoir une idée générale de ce que réalise une organisation au sein de ses murs pour palier aux effets néfastes pouvant touchant ce triptyque si fragile ? ». Je répondrais tout d’abord qu’en théorie le développement durable sous entend être le point d’équilibre de ces 3 acteurs mis en commun. Mais il ne faut pas se leurrer, le pôle qui se taille la part du lion reste et restera encore bien longtemps celui de l’économie. J’entends déjà les mauvaises langues dire « mais quelle vision négative de la situation, les gens et les entreprises peuvent changer ! ». À ce discours, je rétorquerais en leur demandant si elles seraient d’accord de donner une partie de leur fortune, aussi maigre soit-elle, à une association caritative ou à son voisin par pure charité? La réponse la moins hypocrite serait non, cette petite question démontre l’importance du lien entre les humains (vous en l’occurrence, mais pas moins bien sur) et l’aspect économique qui peut toucher n’importe quelles transactions.
Enfin, cessons toute diatribe, pour revenir à nos moutons et vous dire qu’il existe depuis une dizaine d’années un guide sur la comptabilisation et la divulgation d’informations sur le développement durable, nommé GRI pour Global Reporting Information. Celui-ci essaye de reprendre l’ensemble des différents facteurs pouvant influencer positivement comme négativement le développement durable. Le GRI s’oriente sur les 3 grands thèmes de notre triptyque ayant chacun leurs propres indicateurs. Dans le cadre de notre blogue, ce sont les indicateurs du pôle environnemental qui seront pertinents dans le développement de notre sujet. De fait, afin de pouvoir évaluer et estimer des coûts externes, il faut préalablement pouvoir les distinguer pour ensuite les quantifier. À cette fin, il serait apprécié d’avoir un système qui nous aiguillerait sur l’impact que chaque entreprise peut avoir sur l’environnement dans le cours de ses activités courantes de fonctionnement. Mais comme des prédécesseurs ont eu la même idée que moi, ils ont créés la norme ISO 1400 offrant ainsi un cadre de référence général favorisant l’implantation d’un système de management de l’environnement (SME). Si vous avez directement fait défiler votre souris sur mon article, je vous conseillerais, afin d’avoir de plus amples informations sur ce qu’est le SME et ses enjeux, de lire le fabuleux article de mon confrère Jean-Pierre ! En espérant que vous avez les idées un peu plus claires, nous pouvons continuer en précisant que les SME utilisent des indicateurs financiers et non financiers afin de pouvoir essayer d’évaluer et estimer les coûts externes environnementaux. Et c’est à cet instant précis que mon grand Jéjé a dû vous éclairer sur les quelques techniques disponibles sur le « marché » qui essayent de supporter la dure tâche du pauvre comptable que nous sommes tous !
Après toutes ces étapes, on peut enfin intégrer les données recueillies par l’entremise de ces systèmes dans un rapport regroupant les divers indicateurs des 3 pôles donnant ainsi, une idée un peu plus précise, même si contestable, de l’impact de l’entreprise sur le développement durable. Contestable me direz-vous ? Oui parce que la validité et la pertinence du GRI peuvent être remises en cause sur plusieurs points. Tout d'abord, la comparaison ne peut être réellement effectuée de par le choix des indicateurs de performance, la mesure des éléments non mesurables et non spécifiques, la comparaison des mesures non comparables. De plus, comme ce rapport est très souvent réalisé dans les grandes entreprises de production à des fins marketing, l’information n’est pas toujours complète. En effet, celle-ci laisse libre cours à l’interprétation du lecteur, situation à mon avis voulue par l’entreprise elle-même, noyant ainsi le poisson dans un océan de réalisations positives de la part de l’entreprise sur l’environnement direct ; se donnant peut être un sentiment de déculpabilisation.
Le choix dans cet article du GRI n’est pas anodin. J’ai voulu montrer les multiples étapes et difficultés qu’il y a dès que l’on parle d’environnement dans sa globalité tout en intégrant dès lors, le concept d’externalités. Cela soulève un coin du voile sur la complexité des systèmes pouvant intégrer ces chers coûts sociaux même si parfois le résultat escompté n’est pas au rendez-vous !
En conclusion, je reprendrais les paroles citées par Neil Armstrong : « Ceci est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’humanité ». Et de fait, si certaines personnes critiquent la pertinence de l’utilisation du GRI, même s’il est vrai que certains points ont été soulevés, il n’en demeure pas moins que cette nouvelle façon de voir les choses permet de lancer le débat sur les nouveaux défis qui nous attendent dans le futur ? L’inactivité n’est-elle pas plus néfaste qu’un essai imparfait ? Mais ne restons pas dupe, la priorité de l’adoption au sein des entreprises du GRI est souvent de nature économique, favorisant très souvent non pas le développement durable, mais bien la durabilité des bénéfices, vœux le plus pieux des très chers Dieux actionnaires !
Tel que soulevé, les raisons d’utiliser le GRI sont généralement d’ordre marketing, ce qui signifie que l’entreprise y voit un certain avantage économique supérieurs aux ressources utilisées dans l’élaboration du rapport lui-même. Ce qui pourrait, en un sens, être une avenue intéressante; comme on se soucie majoritairement des profits, un certain incitatif, fiscal ou simplement monétaire, pourrait être mis en place pour favoriser l’utilisation de tels outils. On devra par contre commencer par les mettre plus au point. De nombreux indicateurs (comme si l’on prend, par exemple, le premier indicateur environnemental de la liste : materials used by weight or volume) devront être plus spécifiques tout dépendant des secteurs d’activités. Il est clair que les objectifs d’un producteur de papier et ceux d’une banque ne sont pas les mêmes, et les indicateurs devraient refléter ce fait. Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas tous les utilisateurs de ses rapports qui ont les connaissances nécessaires à leur interprétation et il est alors relativement facile de les impressionner, d’où le côté marketing.
RépondreSupprimerEnfin bref, ce que nous tentons de dire est que, comme vous l’avez mentionné, il existe certains outils mis en place, mais ceux-ci ne sont pas parfaits. Ou encore les entreprises n’ont pas, pour le moment, d’autre raisons de les utiliser que pour servir leurs propres intérêts; il faudrait alors miser là-dessus pour les forcer à le faire. Même si ce n’est pas, directement, pour la bonne raison, indirectement on peut considérer que le résultat sera similaire.
Véronique et Jennifer