vendredi 9 avril 2010

Adaptation du Balanced Scorecard

Je me propose ici de vous présenter l’adaptation qu’il est possible de faire du balanced scorecard (BSC). Tout du moins des pistes. Adaptation ayant pour but d’intégrer le développement durable au sein de l’entreprise.

Mais avant… petit rappel !

Le Balanced Scorecard est un tableau de bord stratégique d’une entreprise ou d’une unité. Ce tableau de bord stratégique ne se contente pas de la répartition des indicateurs en 4 axes. Il doit aussi servir d’instrument de pilotage de la stratégie. Le BSC permet, entre autres, de traduire la stratégie en objectifs opérationnels, aligner les processus et les structures sur les facteurs clés de succès ainsi que suivre et ajuster l’exécution de la stratégie.

Un schéma récapitulatif : Ici

Mon but ici n’étant pas de vous présenter en détails le BSC, j’arrête là sa présentation.

Si l’on suit les recommandations du GRI (voir la section Dans nos aventures précédentes), on s’aperçoit rapidement qu’il y a de nombreux indicateurs qui peuvent être pris en compte pour mesurer les impacts environnementaux. L’entreprise doit les choisir en fonction de leur pertinence. Inutile d’en choisir s’ils ne correspondent pas à la situation de l’entreprise. Jusque là, rien de très compliqué.

Comme pour tout projet, l’appui de la haute direction et la constitution de l’équipe sont des pré-requis essentiels à la réussite de celui-ci. Les équipiers doivent représenter les différents métiers de l’entreprise et, si possible, avoir la fibre environnementale ! L’équipe de projet et la haute direction doivent insuffler cette politique de préservation (ou diminution de l’impact) de l’environnement à toute l’organisation. Le challenge ici est de concilier les politiques déjà existantes de l’entreprise (finance, marketing, logistique…) avec cette politique environnementale. Dur dur !

L’entreprise prendra soin d’identifier les facteurs clés de succès (FCS), qui sont des aspects sur lesquels elle doit se concentrer, afin d’atteindre ses objectifs en matière d’environnement. Pour savoir si les objectifs sont atteints ou en voie d’être atteints, l’organisation mets en place des indicateurs stratégiques et opérationnels. En général, les premiers sont plus « a priori » tandis que les seconds sont plus « a posteriori ». S’il y a des écarts avec les prévisions, ou des « drapeaux rouges », les gestionnaires prennent les mesures adéquates. Citons par exemple des indicateurs de qualité (produit, processus), de coût (gaspillage, rebuts), de satisfaction client et j’en passe.

Les nouveaux indicateurs environnementaux (ou ceux mis en place dans le BSC dès le début avec les indicateurs « non environnementaux) sont ensuite « dispatchés » de manière équilibrée entre les 4 axes du BSC : finance, processus et apprentissage, organisationnel, client.

L’entreprise peut par la suite se demander, à des fins de gestion et de communication, combien d’indicateurs a posteriori vs a priori a-t-elle, combien dans chaque axe, combien au total et ce jusqu’à autant de « combien » elle le souhaite.

Attention cependant à ne pas se contenter de « dispatchés » les indicateurs. Si l’entreprise veut piloter sa performance environnementale, elle se doit d’établir d’autres outils, comme par exemple une carte stratégique ou un schéma dynamique, mettant en lumière les liens de cause à effet entre les indicateurs.

Une dernière étape serait pour l’entreprise de communiquer certaines données obtenues de son BSC « environnemental » et gagner ainsi en crédibilité. Cela auprès des investisseurs, des clients, des pouvoirs publics, des employés et de toute autre personne intéressée.

Alors bien-sûr j’aurais pu développer davantage. Ce n’est pas le but. Nous avons voulu, mes compères et moi-même, rester assez large tout en apportant des précisions sur des outils de gestion (oulà…que raconte ce type ?!). Pour revenir à cet article, attention tout de même. Trop d’indicateurs ne permettent pas de piloter une organisation (environnementaux ou non). Pour le reste, je vous renvoie à la documentation sur le BSC et les externalités environnementales. Ces dernières étant l’objet de ce blog.

Lecteur, n’hésites pas à visiter nos liens !

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