vendredi 23 avril 2010

Les externalités dans 10-15 ans : le point de vue de Jérôme

Mandat #5: Jérôme

Comment vois-je les externalités dans 10-15 ans ? C’est une très bonne question. Je serai davantage confiant si mon collègue Greg arrive à répondre à la question suivante : serons-nous capable de donner un prix à un oiseau mazouté dans un futur proche ou lointain ? Grande question qui est posée là. Elle pourrait faire l’objet de ta question de recherche pour ton essai mon cher collègue !

Les externalités environnementales font parler d’elles depuis quelques années maintenant (bien qu’on puisse toujours les considérer comme récentes). Mais où l’avancement là dedans ? Le chemin parcouru ? Les résultats ? Je n’ai pas l’impression qu’on ait fait beaucoup de progrès. Une prise de conscience certes, quelques actions entreprises un peu partout oui, mais c’est encore trop peu !

Dans le blog des éco-efficience on nous parle de Claude Allègre. Bon, je ne suis pas d’accord sur tout avec lui mais il donne point de vue intéressant. Implicitement, j’ai l’impression qu’il nous rappelle que nous ne sommes que des Hommes. Depuis que nous sommes apparus, notre évolution est basée sur le progrès, la production, l’économie. Dans le film Matrix (parallèle un peu douteux je l’avoue), l’agent Smith décrit l’espèce humaine comme un fléau s’installant à un endroit, pillant toutes les ressources autour de lui, se reproduisant et détruisant tout ce qui n’est pas jugé utile avant de s’installer ailleurs et recommencer. Intéressant. Je suis assez d’accord avec cette vision.

Home, un autre film, montre clairement l’application du fameux dicton : « le bonheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est dans notre nature : détruire notre environnement (et nos semblables par la même occasion) pour notre soit disant bien-être. On ne fait en fait que de se détruire à petit feu, bien qu’on passe de plus en plus rapidement les vitesses. Il n’y a cas regarder autour de soi.

Alors non, dans 10 ou 15 ans, les problèmes environnementaux seront toujours au second rang derrière l’économie. Les entreprises, dans la grande majorité, n’auront toujours pas pris en compte les facteurs externes environnementaux dans leurs coûts. Le seul « espoir » que je vois là-dedans c’est le progrès technologique : des entreprises qui innovent et vendent leurs solutions aux entreprises qui polluent. On aura donc des plans d’amortissements, des plans de production… l’environnement sera quantifié et intégré à l’économie.

C’est cela le problème : quelque chose n’existe que si elle à un lien avec l’économie, le marché.

Jérôme

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire